Journée d'étude happy city - faire la ville par l'événement


Nous avons contribué avec un article explicitant notre vision de la participation et les bienfaits qu'elle peut apporter à la politique de la ville.

POUR UN URBANISME SOCIAL ET COLLABORATIF

Les espaces publics sont « les lieux par excellence de la citoyenneté » où l’on découvre « l’atmosphère et l’ambiance d’une ville » et où « se déroulent les rencontres, bref tout ce qui fait l’âme d’une ville » (Nonas, 1992-1993, p.56)

La ville est complexe. Elle est multifactorielle, multidimensionnelle, multirationnelle, multitemporelle. Il s’avère ainsi nécessaire de considérer la ville dans sa complexité parce que c’est seulement en comprenant toutes ces dimensions que nous pouvons imaginer la ville de demain.

La qualité de vie est une perception individuelle, et donc subjective. La ville contemporaine vit dans une schizophrénie perpétuelle, où l’on souhaite par exemple plus d’animations et plus d’occasions de rencontre, mais en même temps, on ne souhaite pas subir les nuisances conséquentes sous nos fenêtres. On peut être favorable à la densification, à condition qu’elle ne se fasse pas dans notre jardin. C’est ce que l’on appelle, en anglais, l’effet NIMBY (not in my backyard). L’équilibre entre les points de vue des uns et des autres n’est donc pas toujours possible (l’espace public est le lieu du conflit).

Le fait d’instaurer une culture du dialogue au sein de la société peut permettre de résoudre une partie des problèmes, en mettant des rationalités différentes autour d’une même table. C’est ce que l’on appelle la participation. Cela implique bien sûr un changement de mentalités et parfois un changement culturel. Pour « résoudre » les problèmes actuels de « crise » de l’espace public, il faut en se mettre dans la situation de découvrir ce que cela signifie de trébucher sur les formes, les événements et les structures de la ville, afin d’avoir une meilleure appréhension urbaine. L’urbanisme actuel doit assumer le rôle de ré-enchanter les lieux, de donner une nouvelle vision et de pouvoir changer les habitudes des gens. Comme Francesco Carreri le dit au colloque « Des artistes et des espaces publics », « il faut perdre du temps pour gagner de l’espace ».

La ville comme laboratoire d’expérimentation sociale

AIDEC (Aide Interactive Directe à caractère Environnemental et Citoyen) vise à la participation et à la mobilisation active des habitants, citoyens et usagers, à travers des activités conviviales et ludiques favorisant l’apprentissage, la création de rencontres et d’initiatives entraînant le débat et la discussion autour de questions sociétales.

Les objectifs poursuivis sont principalement liés aux pratiques collaboratives pour rendre la participation active autour des thématiques du vivre ensemble et l’amélioration du cadre de vie des habitants.

Nos actions se développent principalement autour de deux axes :

  • Mener des actions en collaboration avec d’autres associations ou des citoyens afin de permettre la réappropriation des espaces publics à travers des activités artistiques et culturelles. Celles-ci sont accompagnées par des projets et des initiatives de sensibilisation liées aux thématiques de l’aménagement du territoire, du paysage, de l’écologie et de l’environnement.

  • Nous menons aussi de la recherche-action afin d’approfondir des thématiques, en lien avec les buts poursuivis par notre association, afin de comprendre les outils et processus pour construire la ville ensemble en prenant en compte l’expertise des habitants (cartographie, méthodes des itinéraires)

Promouvoir un urbanisme social, autogéré et collaboratif pour redonner la ville aux habitants est une piste possible pour atteindre une ville plus vivante, créative et conviviale. Les possibilités d’atteindre ces objectifs sont multiples et adaptés à la richesse des ressources (humaines et culturelles) de chaque contexte territorial. Les exemples de réappropriation de l’espace public à travers des projets interdisciplinaires se multiplient et fleurissent partout en Suisse, en Europe et dans le monde. Les modalités d’intervention dans l’espace public sont multiples et peuvent donc passer par l’organisation de fêtes de quartier, la piétonisation temporaire de certaines rues ou encore des aménagements éphémères. Ces actions poussent les habitants à avoir un regard nouveau sur leurs quartiers en donnant ainsi des alternatives et des possibilités de réappropriation de ces espaces.

Voici quelques exemples issus de notre expérience ou des exemples européens :

  • Les potagers urbains : des objets d’interconnaissance, d’intégration urbaine et d’interaction qui permettent de faire les choses ensemble ;

  • La cartographie participative : un outil d’aide à la décision qui permet de récolter l’opinion des H.-U.-C. (habitants-usagers-citoyens, selon Bassand, 2001) sur les espaces publics, les modalités et risques liés à la mobilité ou encore la promotion et la valorisation des initiatives culturelles sur le territoire. L’avantage de cet outil est lié à la rencontre spontanée des habitants sur l’espace public, qui n’ont souvent pas l’habitude de s’exprimer sur leur manières de consommer la ville ;

  • La réappropriation des rues : l’exemple de Leefstraat à Gand du Lab Van Troje (http://www.leefstraat.be/) est une expérimentation sociale où les résidents se réapproprient des rues pendant deux mois par année. C’est donc un laboratoire permettant de réduire et sensibiliser à l’utilisation des moyens de transport individualisé, tout en offrant un nouveau regard et une appropriation spontanée des espaces devant le domicile des habitants ;

  • La co-construction d’espaces publics de quartier : exemple du collectif ETC (http://www.collectifetc.com/), qui prône une inscription des projets en amont pour exploiter les potentiels de l’espace, afin de promouvoir des nouvelles appropriations et usages selon le principe du « Chantier ouvert ». Ce type de démarche permet de générer une nouvelle dynamique sociale en partant d’un espace public, ce qui transforme le chantier en un moment festif et convivial.

L’espace public : entre domination et contrôle

L’architecture et l’urbanisme sont souvent issus de décisions politiques et/ou économiques qui ont le pouvoir de transformer les lieux. Les professionnels de l’espace (architectes, paysagistes ou encore ingénieurs) ont la capacité et les connaissances techniques pour réaliser ces décisions et projets. L’architecture et l’urbanisme peuvent créer des émotions, voire un imaginaire collectif tout en participant à une identité urbaine. Le bureau d’architecture et d’urbanisme TAM associati basé à Venise est partisan d’une architecture et d’un urbanisme qui prend soin des individus et des communautés, des espaces et des ressources présentes sur le territoire (TAMassociati, p.29). Une architecture et un urbanisme participant à ce processus de construction d’un sens commun. Une architecture et un urbanisme au service des communautés et du bien commun.

La vie publique et l’amélioration du cadre de vie passe principalement par une double stratégie d’appropriation issue d’une logique marchande, à la fois commerciale et événementielle. Rendre les rues plus vivantes en donnant un sentiment d’urbanité passe d’une part par la présence d’espaces promouvant la rencontre et le sentiment de sécurité, tel que la création de terrasses ou de magasins qui permettent de générer des flux ; et d’autre part, par des événements de plus ou moins grande taille, forgeant une identité commune telle que des événements musicaux, des fêtes foraines ou des fêtes de rues.

L’espace public à une double dimension : immatérielle et matérielle. La première est issue des réflexions de Hannah Arendt et Jürgen Habermas qui définissent l’espace public comme un espace de communication au sein de la sphère publique où le débat d’opinions se déroule. Ce n’est pas un espace défini d’une manière territoriale. La deuxième dimension est liée aux dimensions architecturales, urbanistiques, sociologiques, anthropologiques, etc. qui renvoie directement aux métiers techniques (architectes, ingénieurs ou encore paysagistes) qui réfléchissent et travaillent ces espaces publics.

L’espace public est donc soumis à cette double tension entre débat public et cristallisation des problèmes dans l’espace. L’espace public comme lieu de tension sociale et de rencontre, qui permet un apprentissage du rôle social des citoyens (Watin, 1992-1993, p. 69), est une ressource à préserver et à valoriser pour la création d’un autre modèle de société. Dans notre logique d’action, nous partons d’un espace délaissé défini spatialement, matériel, pour atteindre la sphère immatérielle du dialogue et la confrontation des idées. C’est-à-dire redonner aux espaces publics une dimension citoyenne.

Quel est le rôle et quelle est la place des H.-U.-C. dans cette perspective de la ville ?

L’espace public comme lieu de tension et confrontation

L’espace public ou domaine public, au sens territorial, est régi par le droit public et donc soumis à des règles d’usage. Cela implique une volonté de contrôle des institutions publiques au nom par exemple de prétextes sécuritaires :

  • Les réglementations d’utilisation des espaces (parcs, préaux, aires de jeux. …)

  • La perte de liberté au nom de le la sécurité (vidéosurveillance)

  • Le manque d’espaces publics à cause d’une tension immobilière grandissante

  • L’exclusion de certaines catégories de personnes (jeunes, marginaux, précaires, …)

  • La location du domaine public pour des activités commerciales ou événementielles

Ces espaces perdent ainsi leur fonction de participation à la vie publique. Des espaces qui sont sans âme, froids et à la recherche d’un sens. Les initiatives issues des habitants ou encore des tissus associatifs permettent d’offrir aux usagers de la ville un nouveau regard sur leur quartier et leur ville. Dans cette ville froide et stérile, qui est mise sous tension à cause de la montée du racisme et du manque de tolérance, il serait donc souhaitable de créer un urbanisme et une architecture capable de créer des émotions, d’offrir une mise en récit urbain en donnant de la couleur à nos rues.

Comment redonner une dimension poétique à l’espace urbain ?

Le projet de ville comme projet collectif

Les différents problèmes présents sur le territoire genevois et suisse en général, tel que le manque de logements, les phénomènes de gentrification dans certains quartiers, la présence de grandes surfaces commerciales sous-exploitées au nom de la spéculation, les coupes budgétaires dans le social ou dans la culture, ou encore les problèmes et phénomènes sociaux tels que la marginalisation de certaines franges de population, la paupérisation, l’accroissement des dépressions, les phénomènes d’exclusion sociale, etc., affectent nos manières de vivre ensemble et ne permettent pas facilement la mise en place de projets communs.

En effet, la ville contemporaine engendre des formes et des dynamiques sociales (inclusives ou exclusives) qui doivent être analysées pour comprendre les choix collectifs, afin de comprendre les méthodes et les processus pour concevoir la ville et les réalités urbaines de manière collective et collaborative.

Le point de départ de notre réflexion : la perte de sens provoquée par le manque de confiance en les autres et l’individualisation croissante de la société qui ne propose pas de créer des projets communs.

Comment insuffler un vent nouveau dans les manières de sociabilité urbaine ?

Une question qui m’avait été posée par un architecte lors d’un entretien « Qu’est-ce que c’est la ville de la démocratie ? Comment la ville de la démocratie peut être belle ? » m’a beaucoup interpellée. La crise de la démocratie et du bien public affectent les manières de vivre en société. Les habitants tendent à participer de moins en moins à la vie publique. La tendance est plutôt de se plaindre ou de faire opposition, alors que les citoyens pourraient être les acteurs de la vie locale, rôle qui ne devrait pas être détenu uniquement par les pouvoirs politiques ou économiques. Les habitants ont ainsi tendance à oublier leurs droits et devoirs en tant que citoyens.

Pour ces raisons, nous avons commencé à nous poser des questions sur les outils, les instruments et les processus permettant de construire la ville ensemble d’une manière plus démocratique. La participation des citoyens à la vie et au bien-vivre en société a un effet éducatif : l’éducation à la citoyenneté. L’apprentissage du plus jeune âge à une ouverture d’esprit, à un engagement pour la communauté et le bien public ne peut être qu’une bonne base de départ pour la construction d’une société plus juste et égalitaire. Ces processus (qu’ils soient associatifs ou institutionnels) favorisent un « empowerment » des habitants. En effet, le partage des connaissances, l’appropriation et le fait de prendre soin des lieux, la création d’une identité commune, … permettent d’accroître le capital social, humain et environnemental des citoyens et de la société civile. Ces processus d’apprentissage et de mise en commun permettent aux habitants impliqués dans la démarche de devenir des acteurs du changement et de renforcer leur capacité d’agir sur leur environnement quotidien. Si la population se mobilise, s’implique et s’engage dans un projet, ils acquièrent des compétences grâce au développement d’une intelligence collective, qui permet une implication des habitants dans leur vie quotidienne, une meilleure intégration sociale et une autre manière de régler les conflits. Il est donc question de réveiller les énergies présentes dans les quartiers, afin que les habitants se mobilisent, se consolident ensemble et qu’ils se responsabilisent face aux enjeux urbains.

Les processus participatifs (ou de concertation) traditionnels ne permettent souvent pas d’aller chercher l’opinion et l’avis de la population. La construction d’un projet commun nécessite de passer par un projet permettant de créer un imaginaire collectif et une identité locale. Les habitants ont de moins en moins envie de participer à des réunions et il faut donc trouver des nouvelles modalités pour générer la rencontre entre des échantillons diversifiées de la population.

Les premiers niveaux de la qualité de vie qui permettent de créer un lien entre les citoyens sont liés à la résolution de problèmes concrets qui affectent directement leur vie quotidienne (pollution atmosphérique, déchets, bruits ou encore les transports publics). Ces initiatives citoyennes peuvent ainsi déboucher (ou pas) sur des dynamiques sociales de rencontre et le développement de nouveaux projets communs ou associatifs.

Développement social urbain – créer un projet de société

Dans une optique de développement social urbain, une des préoccupations des villes actuelles se trouve dans la création d’animation, de convivialité, de lien social, de cohésion sociale, etc. ; ce sont des enjeux qui font de plus en plus surface et qui ont une importance grandissante aux yeux des politiques et des aménagistes. Dans cette optique, deux stratégies distinctes peuvent être considérées, bien qu’elles se nourrissent mutuellement. D’une part la mise en place de politiques de gestion de l’espace permettant la mobilisation des H.-U.-C. et le soutien du tissu associatif qui favorisent l’ancrage territorial. D’autre part, le renouvellement des pratiques démocratiques, ainsi que la prise en compte des outils de concertation et de participation, lors des démarches d’aménagement qui permettent un portage à travers les associations et la communauté de quartier. Ces deux manières d’agir permettent une responsabilisation et une conscientisation de la population aux enjeux de l’urbain, un apprentissage mutuel et la formation d’une culture commune entre administrateurs et administrés. La participation et la concertation pourraient être la base d’un nouveau processus démocratique de prise de décision entre l’Etat et la société civile, basées sur l’expertise et la maîtrise d’usage des H.-U.-C. dans le but d’écouter les revendications des individus ou des groupes ignorés lors des débats publics (Callon et al., 2001). Il s’agit ainsi de redéfinir un autre type de consommation et de partage des espaces publics urbains.

Il faudrait donc développer des démarches moins technocratiques et plus sociales, afin de réduire la méfiance des citoyens. La participation des habitants est un processus qui ne va pas de soi, mais qui doit être soigneusement construit afin de favoriser l’émergence d’actions citoyennes. L’expertise d’usage des citoyens nécessite plus de temps et d’organisation. La réflexion collective et globale de la ville permet de confronter des rationalités différentes et d’adapter la ville à la diversité des besoins. Le développement d’une pédagogie à travers la discussion et le dialogue est un processus d’apprentissage collectif qui est déclencheur de solutions partagées, en favorisant l’éclosion d’une intelligence collective et une acculturation des différents acteurs composant la ville (habitants, techniciens, administrateurs et politiciens).

De notre point de vue, la démarche participative ne doit pas être vue comme un résultat, mais comme un processus créant débat et mobilisation.

La plus-value de la rue

Le principe d’organisation de ces actions autogérées est lié en partie à une responsabilité collective des participants. Des interventions éphémères (théâtre, animation socio-culturelle, installations, etc.) dans la rue ont plusieurs vertus thérapeutiques à cette schizophrénie urbaine : l’amélioration du cadre et de la qualité de vie, la création d’occasions de rencontre, promouvoir le dialogue, favoriser des solidarités de voisinage ou encore consolider la cohésion sociale.

Actuellement les autorités publiques considèrent l’événement comme la forme de gouvernance permettant de rendre la ville plus attractive. Mais ces différents événements restent des produits de consommation et amusement pour la population qui n’arrive pas toujours à se reconnaître dans ce type d’événements. Fêtes populaires accessibles à tout public et assurant une mixité sociale et culturelle, restant dans cette logique marchande d’occupation du domaine public. C’est seulement lorsqu’il y a appropriation de l’événement par les habitants que l’on est dans la participation. C’est effectivement un geste politique fort de demander aux H.-U.-C. de prendre position envers leur quartier et leur ville. On est au-delà de l’événement, dans un processus d’interconnaissance, de responsabilisation, de co-construction des habitants envers leur ville. Lorsque l’on rentre dans cette logique, on vise à une plus grande durabilité urbaine, grâce à l’implication et à l’action des habitants.

L’autorité politique devra donc choisir si, dans cette logique de marketing territorial, nous souhaitons avoir un processus fermé, où l’on connaît le résultat final à l’avance, ou ouvert à l’appropriation des habitants, plus flexible et dont le résultat futur possède des contours plus flous.

Les autorités politiques semblent d’une part intéressées par ce processus, mais d’autre part expriment des craintes quant au contrôle de ces démarches. Ce sont des modèles hybrides de collaboration entre la société civile et le pouvoir public qui doivent être développés. Mais promouvoir ce type de projet implique de laisser une partie du pouvoir aux habitants. Est-ce que nous sommes prêts à cela ?

Comment conceptualiser (agir, imaginer, proposer, intervenir) la ville du futur ?

Selon notre point de vue, l’urbanisme collaboratif et autogéré permet d’associer les habitants en amont du projet en permettant d’assurer une meilleure appropriation du projet par les habitants, d’établir un climat de confiance entre les acteurs, de replacer la démocratie en son centre et de valoriser l’expertise des usagers, afin de concevoir des lieux qui ne soient pas déconnectés des besoins des H.-U.-C.

La pénurie des fonds publics et la production de la ville par des acteurs privés, qui considèrent les habitants comme des clients, ne favorisent pas la mise en place d’une société qui offre la rencontre dans la différence. La tendance est de prévenir les problèmes ou les choses que nous ne voulons pas voir (par exemple les bancs anti-SDF). Comment pouvons-nous définir qui a le droit de s’octroyer un espace ? Jean-Gilles Décosterd estime que l’espace public idéal est « une friche sociale ; on doit aussi pouvoir y observer le développement des mauvaises herbes de nos sociétés » (Décosterd, p. 10)

D’après notre point de vue, la participation des citoyens est une opportunité qui doit être construite comme un projet commun promouvant une amélioration de la qualité de vie au sein du quartier en créant des opportunités de rencontres conviviales et ouvertes à tout public.

Créer une ville par et pour les habitants est une démarche incrémentale où l’élément central est le processus dont le résultat final n’est pas connu à l’avance. Un processus qui permet une mise en commun, des apprentissages, des interconnaissances, des liens, une mémoire collective et un ancrage local dans un monde qui toujours plus vite.

Imaginons une ville évolutive et adaptable au gré des évolutions sociales et culturelles. Une ville que l’on écrit au crayon gris et non plus au feutre indélébile.

Diego Rigamonti

Pour le comité AIDEC

Sources :

Bassand M. (2001), Vivre et créer l’espace public, Lausanne, Suisse : Presses polytechniques et universitaires romandes;

Callon M., Lascoumes P. et Barthe Y. (2001), Agir dans un monde incertain. Essai sur la démocratie technique, Paris : ed. Seuil, p.358 ;

Décosterd J.-G. (2009, mars), Espace public : l’espace de la transgression ?, in Collage, pp. 8-10 ;

Nonas R. (1992-1993, décembre-mars), Dunkerque : les espaces publics du centre, in Plan Urbain, espaces publics en villes, in les annales de recherche urbaine, n° 57-58, p.55-61 ;

Martenat T. (18.082016), Des meubles de jardins fantasie animent la promenade de Saint-Jean, Tribune de Genève édition online : http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/meubles-jardin-fantaisie-animent-promenade-saintjean/story/31802620

TAMassociati, (2016), Taking care. Progettare per il bene comune, Becco Giallo, Trento, p.232

Watin M. (1992-1993, décembre-mars), Quel espace public pour une jeune société civile, in Plan Urbain, espaces publics en villes, in les annales de recherche urbaine, n° 57-58, p.62-69 ; Leefstraat, Lab Van Troje

Colloque international Genève (2012), Des artistes et des espaces publics, le 19-20 octobre 2012, Genève : salle du Faubourg

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